La quasi-totalité des 487 salariés de la Scop Seafrance, soit 407 employés, seront repris d’après le protocole d’accord résultat de la réunion de lundi au secrétariat d’Etat aux Transports. Le présent accord prévoyait déjà la reprise d’un peu moins de 400 employés.

Le protocole d’accord

La Scop Seafrance est née des cendres de la compagnie Seafrance en 2012. Elle exploitait l’entreprise tranchemanche MyFerryLink jusqu’à ce qu’elle dépose le bilan et soit mise en liquidation en fin juillet. Le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer était en charge du dossier. Le protocole d’accord a pris forme après non moins de 8 heures de pourparlers lundi. Il sera toutefois débattu lundi prochain. Le protocole statuait premièrement sur la reprise de 155 anciens salariés par la compagnie Eurotunnel. Cette entreprise affrétait jusque-là ses bateaux à la compagnie MyFerryLink.

130 de ces salariés seront affrétés sur le navire non cédé au danois DFDS dédié au fret. En revanche, 25 salariés rejoindraient le groupe Eurotunnel pour ses propres besoins. 50 autres anciens employés de la Scop Seafrance seront recrutés par le sous-traitant d’Eurotunnel Sécurité Protection. C’est dans le cadre de recrutements pour protéger le tunnel sous la Manche selon le document. En effet, les dispositifs de sécurité autour du tunnel sont fréquemment renforcés afin d’éviter les tentatives d’intrusions des migrants.

Ce que prévoit le protocole

Selon la toute dernière tranche de reclassement, la compagnie DFDS va recruter plus de 200 employés de la Scop Seafrance après un entretien d’embauche. Cette opération est effectuée dans le but d’exploiter un troisième bateau sur la ligne Calis-Douvres d’après toujours les textes du protocole. Pour tout salarié non encore retraité, ils percevront 18000 Euros d’indemnité extra-légale s’ils ne bénéficient d’aucune offre de reclassement.

Le syndicat dénonce la décision

Le syndicat Force ouvrière dénonce l’attitude du SMN. Le syndicat n’a pas participé aux pourparlers alors qu’il représente un tiers des salariés et 90% des cadres. Le syndicat annonce que le SMN a engendré un blocage en revenant en arrière sur les décisions du mois de juin.

Les actions de la Scop

Début juin, les marins de la Scop bloquaient l’accès au port de Calais et celui du tunnel sous la Manche. Ils protestent contre le plan gouvernemental pour sauver MyFerryLink et les offres insuffisantes de reprise d’employés par DFDS. FO a même annoncé la cession du Nord-Pas-de-Calais aux employés de la Scop à un euro symbolique. Ce qui mettra fin à l’aventure et provoquera la suppression de 130 emplois.