De plus en plus de personnes ayant la fibre entrepreneuriale  se lancent dans la création ou la reprise de commerces de proximité. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 15 milliards d’euros brassés par les épiceries et les supérettes en 2013. Et la tendance s’accentue. Encore en 2013, plus de 2400 nouveaux commerces voient le jour. Ce secteur d’activité fait partie de ceux qui résistent à la crise économique.

Des commerces de proximité en centre-ville

Les épiceries et les supérettes se développent dans tout le territoire, notamment en centre-ville. Contrairement à la grande majorité des secteurs d’activité, le commerce de proximité ne subit pas les conséquences de la crise actuelle. Depuis 2011, le domaine d’activité a connu une véritable progression. Cette situation est causée par différents facteurs.

La population vieillit en France. Les supérettes comptent parmi leur clientèle un grand nombre de séniors. Et cela a toujours été le cas. De même, le commerce de proximité profite également de l’espérance de vie élevée de la population française.

Le comportement de la clientèle a changé. Plus de la moitié des consommateurs évitent de passer des heures et des heures dans les supermarchés. Ils font tout également pour s’éloigner des zones de trafic dense. C’est ainsi qu’ils préfèrent faire leurs courses juste à côté. Les épiceries et supérettes sont d’ailleurs faciles d’accès et bénéficient de la mode qu’est l’achat de dépannage.

La grande distribution bénéficie des conditions assez souples d’implantation en ville pour insérer des petits magasins en pleine ville.

Des activités diversifiées

Lors de la création ou la reprise d’un commerce de proximité, la personne peut choisir une activité comme la vente au détail de produits alimentaires. Elle peut outre son activité principale pratiquer d’autres services comme la livraison à domicile ou le relai colis. L’épicier dépanne donc les consommateurs à proximité. De plus, la création d’une supérette ne nécessite aucun diplôme. Une fois la licence obligatoire obtenue, l’épicier peut exercer en toute autonomie.

Les charges à prendre en compte

Bien entendu, la reprise ou la création d’une supérette relève de l’investissement. L’intéressé doit donc connaître toutes les charges imputées à l’exercice : matériel, stockage de marchandise, moyen de transport, etc.

La création de fonds de commerce nécessite un capital de départ de l’ordre de 70.000 euros. Le coût de la reprise dépend des travaux à réaliser et du prix du fonds de commerce.